

Nicolas Tavitian interviewe le reprĂ©sentant du Haut-Karabakh en France. OĂ¹ en sont les nĂ©gociations sur le sort de la population de ce territoire?
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The transcription is a conversation about the ongoing conflict between Armenia and Azerbaijan over the region of Nagorno-Karabakh. The speaker discusses the lack of representation for the people of Nagorno-Karabakh and the failure of negotiations to address their rights. They also criticize the international community for not guaranteeing the implementation of agreements and the violation of a ceasefire. The speaker suggests that Armenia needs to be united and assertive in defending the rights of the people of Nagorno-Karabakh, and that international mediation may be necessary for negotiations. Lorsque les ArmĂ©niens de Belgique parlent Ă nos dĂ©putĂ©s, lorsqu'on parle Ă Achard Michel, qui est un citoyen belge, on dit qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, qu'il n'y a pas d'armĂ©e, les droits des humains, des femmes, des hommes, normalement doivent Ăªtre plus importants que l'acte de propriĂ©tĂ© que M. Charles Michel voudrait tant refaire reconnaĂ®tre. Bonjour, vous Ăªtes bien sur ArmĂ©nologie, l'Ă©mission qui s'intĂ©resse au rouage de la politique et des mĂ©dias. Aujourd'hui, ArmĂ©nologie interviewe Rovanez Kevorkian, le reprĂ©sentant officiel du Haut-Karabakh en France. Et oui, la France est l'un des rares pays oĂ¹ le Karabakh est formellement reprĂ©sentĂ©. L'une des dimensions particulièrement uniques de la tragĂ©die en cours est que les ArmĂ©niens du Haut-Karabakh n'ont le plus souvent pas le droit d'Ăªtre reprĂ©sentĂ©s dans le monde et donc d'Ăªtre entendus alors que c'est leur sort qui se joue en ce moment. Aucun gouvernement ne parle Ă ses reprĂ©sentants et aucun gouvernement n'envoie ses propres reprĂ©sentants dans le Haut-Karabakh. C'est tout Ă fait unique. Les Palestiniens, par exemple, sont observateurs Ă l'ONU. Le DalaĂ¯-Lama reprĂ©sente le Tibet en exil et il est accueilli un peu partout. Ce n'est pas le cas des habitants de la Sarthe et c'est un peu comme si, en plus de les abandonner Ă un dictateur gĂ©nocidaire, on leur demandait de disparaĂ®tre en silence. La France fait en quelque sorte exception Ă cette règle puisqu'elle tolère un reprĂ©sentant du Haut-Karabakh. C'est tout Ă son honneur et j'aurai le plaisir de lui parler dans un instant. J'ai voulu parler cette semaine Ă cet ambassadeur du Karabakh suite Ă deux dĂ©clarations publiĂ©es par son gouvernement. Ces dĂ©clarations rĂ©vèlent une insatisfaction croissante par rapport aux coĂ»ts pris par les nĂ©gociations en cours Ă Bruxelles. Je n'en dirai pas plus et je vous propose d'Ă©couter dès maintenant Orhanes Kevorkian. Bonjour Orhanes Kevorkian, vous Ăªtes le reprĂ©sentant en France du Haut-Karabakh, de la Sarthe non ? Et nous avons voulu vous interviewer parce que vous Ăªtes vraiment au centre des questions qui nous prĂ©occupent. Depuis le dĂ©but de l'annĂ©e, depuis que l'Ă©mission ArmĂ©nologie existe, nous avons traitĂ© des actions de diffĂ©rents acteurs en Belgique, en particulier par rapport Ă la crise du Haut-Karabakh, par rapport au blocus en particulier, aux menaces sur le Haut-Karabakh, aux menaces de nettoyage ethnique et aux consĂ©quences de la guerre. Donc finalement, nous parlons Ă quelqu'un qui est rĂ©ellement une Ă©manation, un relais du Haut-Karabakh en France. Et je vous remercie d'avoir acceptĂ© de participer Ă cette interview. Mais il y a aussi un Ă©vĂ©nement d'actualitĂ©, mĂªme deux Ă©vĂ©nements d'actualitĂ©, puisque les autoritĂ©s du Haut-Karabakh, le prĂ©sident et le ministère des Affaires Ă©trangères, ont publiĂ© cette semaine chacun une dĂ©claration. La première est en rĂ©action Ă la dĂ©claration de Charles Michel, le prĂ©sident de l'Union europĂ©enne, puisque il y a maintenant presque deux semaines, le premier ministre armĂ©nien et le dictateur azerbaĂ¯djanais se sont rencontrĂ©s Ă Bruxelles, sous l'Ă©gide du prĂ©sident de l'Union europĂ©enne, et Charles Michel a fait une dĂ©claration assez gĂ©nĂ©rale sur le cadre des nĂ©gociations. Vous nous direz comment vous avez rĂ©agi à ça. Et puis une deuxième dĂ©claration cette semaine aussi, celle-lĂ du prĂ©sident du Karabakh, et cette dĂ©claration-lĂ Ă©tait en rĂ©action alors Ă ce qu'avait dit le premier ministre armĂ©nien. VoilĂ , alors il y a beaucoup Ă dĂ©baller. On va essayer de faire des explications de texte, de comprendre oĂ¹ on en est dans les nĂ©gociations et comment il faut interprĂ©ter tout ça. Avec plaisir. D'abord un très grand merci de votre invitation. La TAR, effectivement, par le biais de son ministère des Affaires Ă©trangères, a rĂ©agi aux propos, Ă la dĂ©claration tenue par le prĂ©sident du Conseil europĂ©en, M. Charles Michel, après les nĂ©gociations qui ont eu lieu Ă Bruxelles entre le premier ministre de la RĂ©publique d'ArmĂ©nie et le prĂ©sident azerbaĂ¯djanais sous l'Ă©gide de l'Union europĂ©enne, et donc de M. Charles Michel. Et cette dĂ©claration a Ă©tĂ© quelque peu Ă©tonnante pour nous, Ă TAR, parce qu'elle ne reflĂ©tait absolument pas, ou dans ses dĂ©clarations, il n'y avait pas un mot sur les droits des azerbaĂ¯djans. On parle du règlement du conflit du Karabakh, tout en oubliant que le règlement du conflit du Karabakh comporte, sinon est basĂ©, a Ă©tĂ© commencĂ© presque, je dirais, parce que les droits de la population armĂ©nienne du Karabakh ont Ă©tĂ© bafouĂ©s pendant 70 ans, suivis d'un certain nombre de... Et lĂ vous parlez de la genèse du conflit Ă la fin des annĂ©es 80. Je parle de la genèse du conflit parce que quand on attaque, quand on prĂ©tend de rĂ©gler un conflit, on ne peut pas essayer de rĂ©gler tout ce qui est question annexe sans vraiment se concentrer sur l'origine mĂªme de ce conflit. Laisser l'origine du conflit, la raison d'Ăªtre de ce conflit sans règlement, ça veut dire ne pas rĂ©gler le conflit, ça veut dire faire semblant de rĂ©gler le conflit. Et donc nous avons l'impression aujourd'hui que toutes les questions sont Ă©voquĂ©es sauf le droit des ArmĂ©niens d'Artsakh. Or non seulement c'est cet Ă©lĂ©ment-lĂ qui a poussĂ© Ă ce qu'il y ait un conflit, mais aussi cet Ă©lĂ©ment-lĂ n'Ă©tant pas aujourd'hui rĂ©glĂ©, et se pose avec d'autant plus de force que le Haut-Karabakh et l'ArmĂ©nie aujourd'hui fragilisĂ©e, devenue vulnĂ©rable, le droit des Artsakhiens, le droit notamment Ă la vie, est encore plus mis en question, se pose encore plus d'acultĂ©, donc la menace est encore plus prĂ©sente. C'est la raison pour laquelle il nous a Ă©tonnĂ©s que les nĂ©gociations n'ont pas portĂ© du tout sur cet Ă©lĂ©ment. Deuxièmement, il y a un blocus qui dure depuis presque cinq mois aujourd'hui, imposĂ© par l'AzerbaĂ¯djan contre la population du Haut-Karabakh. Il n'y a pas un mot, malgrĂ© une dĂ©cision de la Cour internationale de justice, de l'ONU, sur la mise en place de cette dĂ©cision par M. Charles Michel. Donc on a vraiment l'impression qu'aujourd'hui tout le monde est concentrĂ© pour rĂ©gler le problème ou la question de l'intĂ©gritĂ© territoriale de l'AzerbaĂ¯djan, et le reste, personne ne s'y intĂ©resse. Le reste Ă©tant les droits des Artsakhiens, les droits des ArmĂ©niens, et en l'occurrence lĂ , je rĂ©pète, le droit Ă la vie. Comment font les ArmĂ©niens d'Artsakh pour vivre dans un contexte oĂ¹ l'AzerbaĂ¯djan fait tout, tout pour Ă©touffer cette population, et le blocus est lĂ pour le prouver, si jamais quelqu'un l'aurait oubliĂ©. – Oui, alors votre impression, c'est que cette question qui est effectivement la question centrale, et la question centrale pas seulement pour les Artsakhiens, mais je crois pour les ArmĂ©niens en gĂ©nĂ©ral, en particulier en diaspora, on a les yeux braquĂ©s sur StĂ©phane Aker et sur le Karabakh. Donc le sort des ArmĂ©niens du Karabakh, c'est la question centrale. Et ce que vous nous dites, c'est que ce n'est pas seulement dans les dĂ©clarations que cette question est oubliĂ©e, c'est aussi au cÅ“ur des nĂ©gociations elles-mĂªmes. C'est-Ă -dire, on aurait pu imaginer qu'on en ait parlĂ©, on ne l'Ă©voque pas, simplement que Charles Michel ne l'Ă©voque pas dans la dĂ©claration finale. En tout cas aujourd'hui, nous sommes dans cette situation et que personne, personne n'en parle. Si vous voyez, quand il y a des dĂ©clarations des uns et des autres, mais au-delĂ mĂªme de Charles Michel, d'abord Charles Michel, mais pas seulement Charles Michel, mais lĂ puisque la dĂ©claration faite par le ministère des arts Ă©trangers est une rĂ©action aux propos tenus par Charles Michel, je me suis concentrĂ© sur les propos du prĂ©sident du Conseil europĂ©en, mais au-delĂ de la personne de Charles Michel, si vous Ă©coutez bien les propos tenus par des uns et des autres, on parle d'une Ă©ventuelle reconnaissance de l'intĂ©gritĂ© territoriale de tel ou tel État, et seulement d'un souhait, on exprime le souhait, on peut réécouter toutes les dĂ©clarations faites, mais ça reste un souhait, c'est-Ă -dire ce n'est pas un accord, c'est un souhait qu'on exprime sur les droits des ArmĂ©niens du Karabakh et leur sĂ©curitĂ©. – Et lĂ vous faites rĂ©fĂ©rence aux dĂ©clarations du Premier ministre armĂ©nien. – Je suis narrĂ©, mais le souhait ne suffit pas, ce n'est pas garanti le souhait. Tout le monde souhaite quelque chose, mais le souhait ne suffit pas. Il faut Ăªtre en mesure de garantir quelque chose et de dire très clairement oĂ¹ sont les garanties, qui les garantit, comment. Je suis narrĂ© de vous le dire, mais je suis obligĂ© tout de mĂªme de vous rappeler qu'il y a un cessez-le-feu signĂ© il y a deux annĂ©es, seulement il y a deux annĂ©es, seulement. Ce cessez-le-feu est signĂ© par trois chefs d'État. Aujourd'hui ce cessez-le-feu est pratiquement dès le dĂ©but, dès les premiers jours, est violĂ© pratiquement toutes les semaines et aucun signataire ne respecte les engagements de ce cessez-le-feu. Comment voulez-vous que dans ce contexte, de nouveaux accords ou de nouvelles dĂ©clarations qui viennent Ăªtre signĂ©es sous l'Ă©gĂ©lite des uns et des autres puissent garantir davantage les droits des archĂ©ologues et leur sĂ©curitĂ© ? Oui, ça paraĂ®t inquiĂ©tant en effet, mais on aurait pu imaginer. Si je peux simplement essayer d'approfondir la logique. Donc la deuxième dĂ©claration dont on n'a pas assez parlĂ©, la commenter davantage, donc la dĂ©claration par rapport au premier ministre armĂ©nien. Le premier ministre armĂ©nien donc a dit que l'ArmĂ©nie est prĂªte Ă reconnaĂ®tre l'intĂ©gritĂ© territoriale de l'AzerbaĂ¯djan. En rĂ©fĂ©rence Ă la superficie de l'AzerbaĂ¯djan, Ă condition que le sort des ArmĂ©niens du Karabakh, qu'une solution soit trouvĂ©e, que le sort des ArmĂ©niens, enfin les droits des ArmĂ©niens du Karabakh soient respectĂ©s. Autrement dit, il souligne que l'ArmĂ©nie elle-mĂªme n'a pas de revendications par rapport Ă l'AzerbaĂ¯djan, mais il insiste malgrĂ© tout, sauf erreur, on corrigerait, il insiste malgrĂ© tout sur les droits des ArmĂ©niens du Karabakh, y compris le droit Ă l'autodĂ©termination. Mais on peut imaginer que sa stratĂ©gie est de dissocier l'ArmĂ©nie des nĂ©gociations sur l'avenir du Karabakh, ce qui Ă©tait finalement une vieille revendication en ArmĂ©nie mĂªme. On disait que la nĂ©gociation sur l'avenir du Karabakh doit se faire entre les ArmĂ©niens du Karabakh et l'AzerbaĂ¯djan. Est-ce que ce n'est pas finalement Ă cette situation-lĂ qu'on revient ? Dites-nous, si c'est le cas, en quoi est-ce nĂ©faste ? Alors, pour revenir Ă la deuxième dĂ©claration, effectivement, pour Ăªtre prĂ©cis, le Premier ministre de la RĂ©publique de l'ArmĂ©nie a dit que l'ArmĂ©nie serait au conditionnel, donc serait prĂªte Ă reconnaĂ®tre en Ă©numĂ©rant des si, s'il y a telle ou telle condition, et les si sont multiples. Mais pour englober, les si reviennent Ă la sĂ©curitĂ© et aux droits des ArmĂ©niens du Karabakh. Mais en mĂªme temps, il faut admettre qu'il y a une rĂ©alitĂ©. Et qu'au-delĂ de toute logique que nous voudrions mettre dans les nĂ©gociations, la rĂ©alitĂ© et les faits sont tĂªtus, comme on dit, et les faits sont toujours lĂ pour nous rappeler que nous n'avons pas le droit d'ignorer la rĂ©alitĂ© que nous avons. Quelle est la rĂ©alitĂ© ? Premièrement, l'AzerbaĂ¯djan Ă©touffe, au moment mĂªme oĂ¹ il y a des nĂ©gociations, Ă©touffe une population de 120 000 personnes, les affame et les pousse Ă partir, Ă quitter l'euro-Karabakh. C'est ça la stratĂ©gie et la politique menĂ©e par l'AzerbaĂ¯djan, et c'est en fait, c'est une rĂ©alitĂ©. Et mĂªme s'il y a une dĂ©cision de la Cour internationale de justice, pourquoi je reviens Ă la dĂ©cision de la Cour internationale de justice ? Parce que c'est le droit international, si vous voulez. Le droit international, la justice internationale ordonne Ă l'AzerbaĂ¯djan de faire quelque chose. Normalement tous ceux, et la Cour internationale de justice, c'est une Cour internationale de l'ONU, normalement tous ceux qui sont membres du Conseil de sĂ©curitĂ© de l'ONU, normalement, devraient suivre, devraient garantir la mise en place, la mise en pratique des dĂ©cisions de justice. Non, excusez-moi, pas seulement les membres du Conseil de sĂ©curitĂ© de l'ONU, tous les membres de l'ONU sont tenus de mettre en application les dĂ©cisions de la Cour de justice internationale. Absolument, Ă©videmment je suis d'accord avec vous. Et qui aujourd'hui ? Quel est l'État qui, au-delĂ des dĂ©clarations, simple dĂ©claration, demande Ă l'AzerbaĂ¯djan ou contraint Ă l'AzerbaĂ¯djan de respecter le droit international ? Quel est l'État ? Dans cette rĂ©alitĂ©, une fois encore, ça ne valait pas de mon souhait, dans cette rĂ©alitĂ©, oĂ¹ sont les garanties ? Parce qu'il s'agit tout de mĂªme des mĂªmes États, des mĂªmes puissances qui aujourd'hui sont derrière les pourparlers qui sont menĂ©s entre l'AzerbaĂ¯djan et l'ArmĂ©nie. Et ces mĂªmes États, comment nous pouvons avoir la certitude absolue que ces mĂªmes États, demain quand il y aura un papier signĂ©, ce papier signĂ© suffira pour que les puissances en question puissent contraindre l'AzerbaĂ¯djan de respecter ce que l'AzerbaĂ¯djan a signĂ©. Une fois encore, vous savez, aujourd'hui il y a des nĂ©gociations qui se dĂ©roulent Ă Moscou, sous l'Ă©gide de Moscou. Il y a deux ans et demi, sous l'Ă©gide de la mĂªme puissance, il y a un document qui est signĂ©. Et nous tous nous sommes d'accord de dire que cette puissance ne garantit pas la mise en place de ce document. Mais nous allons tout de mĂªme nĂ©gocier encore une fois, avec des conditions encore pires, sous la mĂªme puissance, des conditions. Donc la question qui se pose, avant toute chose, ce qu'on nĂ©gocie, avant toute chose en fait, au-delĂ du contenu des nĂ©gociations, oĂ¹ sont les garanties ? Qui garantit la mise en place de ce qui va Ăªtre obtenu comme accord ? Et aujourd'hui personne, personne a la rĂ©ponse Ă cette question. Et donc nous nous trouvons dans une situation oĂ¹ on a l'impression que, finalement, l'ArmĂ©nie vulnĂ©rable, aujourd'hui est dans une logique de concession unilatĂ©rale. Vous pensez tenir en retour quelque chose ? En effet. Et alors, c'est un constat, mais c'est un constat qui correspond Ă la rĂ©alitĂ©. L'ArmĂ©nie est vulnĂ©rable. L'ArmĂ©nie a Ă©tĂ© dĂ©faite militairement. Alors comment est-ce qu'on peut dĂ©passer cette rĂ©alitĂ© d'un point de vue pratique ? C'est-Ă -dire quelle stratĂ©gie permettrait de dĂ©placer cette rĂ©alitĂ© et faire en sorte que l'ArmĂ©nie n'accepte pas ses pas en arrière et surtout que ceux qui se sont posĂ©s en mĂ©diateurs ou mĂªme en force d'interposition, comme les Russes, satisfassent Ă leurs engagements ? C'est-Ă -dire quelle stratĂ©gie alternative est-ce que vous proposeriez ? Le dire va paraĂ®tre certainement beaucoup plus facile que de le faire. Oui, je le sais. Je le sais. Mais il y a au moins deux, trois points sur lesquels nous pourrions tout de suite agir parce que ces deux, trois points sont des points qui nous appartiennent Ă nous et ne sont pas liĂ©s au facteur extĂ©rieur. Oui. Le premier point est d'ordre psychologique. Et si du matin au soir nous nous disons que nous sommes faibles, nous allons finir par croire que nous sommes faibles. Et j'ai l'impression que nous commençons Ă croire que nous sommes faibles. Donc c'est quelque chose qui est incomprĂ©hensible pour moi de le dire, que nous sommes faibles, alors que je crois que la rĂ©alitĂ© est autre. Deuxième Ă©lĂ©ment, je ne comprends pas que nous ne puissions pas Ăªtre suffisamment tolĂ©rants et dotĂ©s d'intelligence pour pouvoir se mettre tous d'accord sur un projet commun quant Ă l'avenir de l'ArmĂ©nie, de l'Alsace, de la diaspora. Tous d'accord ? Vous parlez de qui ? Des gouvernements de l'ArmĂ©nie et de l'Alsace ? Mais tout le monde. Effectivement, il revient avant tout en premier lieu au gouvernement d'ArmĂ©nie et d'Alsace parce que c'est de leur responsabilitĂ© de faire en sorte de crĂ©er des conditions pour que nous tous soyons d'accord. Et ça c'est un Ă©lĂ©ment qui va nous renforcer nĂ©cessairement. Ça c'est un point qui nous appartient. C'est liĂ© ni Ă l'AzerbaĂ¯djan, ni Ă la Turquie, ni Ă la France, ni aux Etats-Unis. Si nous ne trouvons pas suffisamment de force en nous pour Ăªtre tolĂ©rants les uns avec les autres, nous pouvons pendant des mois et des mois se critiquer et nous rendre encore plus vulnĂ©rables. Vous savez, je ne crois pas du tout, mais absolument pas, que... Pardonnez-moi, il y a du bruit qui... Ça ne s'entend pas, pas de problème de notre cĂ´tĂ©. Je ne crois pas du tout qu'en sacrifiant une partie de notre famille, nous nous rendons plus sĂ©curisĂ©s, nous nous rendons plus forts. Oui. Chaque pays, chaque peuple, chaque nation traverse des moments difficiles dans son histoire. Et ces moments difficiles ne peuvent pas Ăªtre des occasions pour sacrifier une catĂ©gorie de sa population. La France, l'Europe ont vĂ©cu des heures sombres dans leur histoire, et il y a eu des tentatives dans leur histoire de sacrifier une partie de leur population, soi-disant pour sauver les autres. Ça, ce sont des Ă©pisodes qui ne s'oublient pas et qui vont laisser une trace très très profonde dans notre histoire, dans la construction de la nation armĂ©nienne et de l'État armĂ©nien. Oui, pour aller dans votre sens, si les Ă©volutions actuelles aboutissaient au nettoyage ethnique de l'Arzakh, ce serait une catastrophe indiscutablement pour tous les ArmĂ©niens. Pour rĂ©pĂ©ter ce que vous dites, le fait qu'il y ait eu un revers en 2020 ne signifie pas que les ArmĂ©niens sont faibles ou qu'ils n'ont pas les moyens de se relever et de se dĂ©fendre. Donc il faut simplement mobiliser nos ressources. La question c'est dans quelle direction ? Je voudrais faire un pas de plus dans cette rĂ©flexion avec vous. L'ArmĂ©nie ostensiblement se dissocie du Karabakh. C'est-Ă -dire, elle dit, nous on a des nĂ©gociations avec l'AzerbaĂ¯djan, on est prĂªts Ă reconnaĂ®tre l'intĂ©gritĂ© territoriale de l'AzerbaĂ¯djan, ce qui signifie que l'ArmĂ©nie ne sera pas le nĂ©gociateur au premier chef sur l'avenir du Karabakh et que donc ce sera au gouvernement du Karabakh de nĂ©gocier avec l'AzerbaĂ¯djan. Évidemment, j'avance encore dans la rĂ©flexion puis je vous laisserai rĂ©agir, vous me direz si je dis des bĂªtises, mais si des nĂ©gociations ont lieu entre les reprĂ©sentants des ArmĂ©niens du Karabakh et l'AzerbaĂ¯djan, ça ne peut pas se faire uniquement en bilatĂ©ral parce qu'on connaĂ®t le contexte de ce type de nĂ©gociations. La mĂ©taphore qui a Ă©tĂ© utilisĂ©e, c'est un petit peu comme dire Ă une femme battue d'aller se rĂ©concilier avec son mari. Vous avez besoin de mĂ©diateurs extĂ©rieurs qui assurent la sĂ©curitĂ© de la partie la plus faible, qui est incontestablement en l'occurrence le Karabakh. Donc vous avez besoin, par exemple, lĂ vous auriez un rĂ´le pour des instances internationales ou pour l'Union europĂ©enne. Est-ce que c'est comme ça qu'il faut envisager les choses, c'est-Ă -dire qu'il y ait une nĂ©gociation sous l'Ă©gide d'un acteur extĂ©rieur crĂ©dible ? Alors, une fois encore, c'est notre souhait. Mais lĂ , en l'occurrence, l'AzerbaĂ¯djan n'est pas d'accord, me semble-t-il. Et parce que l'AzerbaĂ¯djan n'est pas d'accord avec cette perspective, je ne vois pas de quelle manière nous allons l'obliger Ă revenir dans cette logique des choses. Je suis bien d'accord avec la logique et je comprends bien la logique. Si nous dissocions la question entre l'ArmĂ©nie et le Haut-Karabakh et l'AzerbaĂ¯djan, dans un premier temps, il y a une reconnaissance des intĂ©gritĂ©s territoriales, donc quelque part la neutralisation de l'ArmĂ©nie pour agir et dĂ©fendre Ă©ventuellement les intĂ©rĂªts des ArmĂ©niens du Karabakh, et point. Le danger est lĂ . Et point. Et l'AzerbaĂ¯djan dit, dĂ©sormais, Ă partir du moment oĂ¹ vous reconnaissez l'intĂ©gritĂ© territoriale, je suis chez moi. – Et le reste ne vous concerne plus. – Le reste ne me concerne pas. Est-ce que c'est une perspective qui vous semble probable ? Moi, je pense que c'est ce que l'AzerbaĂ¯djan va essayer de faire. Dans un premier temps, neutraliser d'abord tous les efforts de la communautĂ© internationale qui ont Ă©tĂ© mis en Å“uvre pendant 30 annĂ©es pour essayer de trouver une solution favorable. Et dans un deuxième temps, neutraliser l'ArmĂ©nie en l'obligeant de reconnaĂ®tre son intĂ©gritĂ© territoriale. Et l'histoire s'arrĂªtera lĂ . Après, l'AzerbaĂ¯djan, tout simplement, risque de dire, les ArmĂ©niens du Karabakh, vous Ăªtes des AzerbaĂ¯djanais, vous devez passer votre service militaire dans mon armĂ©e, vous devez avoir la situation inter-azerbaĂ¯djanaise, vous devez payer des impĂ´ts, etc. Tous ceux qui ne sont pas d'accord, la porte est ouverte. Partez. L'AzerbaĂ¯djan le dit dĂ©jĂ , sauf que nous faisons mine de ne pas comprendre, de ne pas entendre et de ne pas le voir. L'AzerbaĂ¯djan le dit depuis quelques mois, non seulement une minute, mais il le fait. Il Ă©touffe le Karabakh aujourd'hui. Il Ă©touffe, malgrĂ© une dĂ©cision, une fois encore, de la cour internationale de justice, la plus haute cour, la plus haute juridiction qui existe au monde. Si personne, aucune puissance aujourd'hui n'est prĂªte Ă garantir l'application de cette ordonnance de la cour internationale de justice, oĂ¹ sont les garanties qu'un papier signĂ© sous l'Ă©gide de M. Charles Michel aura une force encore plus grande ? Mais qu'est-ce qui empĂªcherait le gouvernement armĂ©nien de dire que nous sommes prĂªts Ă reconnaĂ®tre la souverainetĂ© de l'AzerbaĂ¯djan sur l'intĂ©gritĂ© des, je ne sais pas combien de milliers de kilomètres carrĂ©s, Ă condition, non pas uniquement que les droits des ArmĂ©niens du Karabakh soient respectĂ©s, mais qu'un processus soit mis en place sous l'Ă©gide de, par exemple, les Nations unies, l'Union europĂ©enne, un acteur crĂ©dible qui est disposĂ©, qui assure la sĂ©curitĂ© et les droits des ArmĂ©niens du Karabakh, en attendant la crĂ©ation, la fin des nĂ©gociations entre leurs reprĂ©sentants et le gouvernement de l'AzerbaĂ¯djan. Un processus Ă la manière du Kosovo, ça peut se faire dans beaucoup d'endroits diffĂ©rents, et qui peut, si tout se passe bien, aboutir Ă un statut intermĂ©diaire crĂ©atif Ă l'europĂ©enne, et si ça ne se passe mal, si ça se passe mal, qui aboutit Ă l'indĂ©pendance du Karabakh ? Oui, mais ça c'est nos projets Ă nous et notre, on va dire, presque fantasme Ă nous. Nous voudrions que ce soit ainsi. Encore revenons Ă la rĂ©alitĂ©, l'AzerbaĂ¯djan empĂªche que ce soit ainsi. Et l'AzerbaĂ¯djan aujourd'hui a une politique extrĂªmement claire. Il suffit juste regarder, voir et Ăªtre honnĂªte entre nous-mĂªmes pour ne pas jouer avec les mots. L'AzerbaĂ¯djan exerce aujourd'hui en cours un nettoyage ethnique du Karabakh. Il a fermĂ© la route et dit aux Artsakhiens, aux ArmĂ©niens, si vous voulez partir Ă l'Égypte, mais vous ne pouvez pas revenir parce que vous n'Ăªtes pas chez nous. Oui. Compris. Mais alors donnez-nous une perspective. Lorsque les ArmĂ©niens de Belgique parlent Ă leurs dĂ©putĂ©s, lorsqu'on parle Ă Charles Michel, qui est un citoyen belge, qu'est-ce qu'on doit leur demander ? On doit leur demander une chose qui me paraĂ®t extrĂªmement simple. Les droits des humains, des femmes, des hommes, normalement doivent Ăªtre plus importants que l'acte de propriĂ©tĂ© que M. Charles Michel voudrait en faire reconnaĂ®tre. Vous voyez ? C'est moins important de savoir qui est le propriĂ©taire du territoire du Haut-Karabakh que de sauver 120 000 ArmĂ©niens, c'est-Ă -dire Ăªtre humain. Ce que vous dites relève de l'Ă©vidence, sauf dans les nĂ©gociations internationales. Sauf dans ces nĂ©gociations internationales. Oui. Tout Ă l'heure vous disiez le cas du Kosovo. Quand les Serbes ont commencĂ© Ă mettre en place un Ă©touffement du Kosovo, il y a eu une rĂ©action telle qu'il a fallu sauver le Kosovo. Est-ce qu'aujourd'hui un blocus ne suffit pas pour comprendre qu'il y a un Ă©touffement de cette population ? En fait, qu'est-ce qu'il faut de plus ? Qu'est-ce qu'il faut de plus ? Est-ce qu'il faut que, je ne sais pas, la moitiĂ© de la population du Karabakh soit massacrĂ©e pour qu'on comprenne qu'il y a une politique de nettoyage ethnique ? Or les nĂ©gociations ne peuvent pas Ăªtre menĂ©es uniquement dans une logique de sacrifice de population pour sauver l'intĂ©gritĂ© territoriale d'un État, en l'occurrence arbitrairement, enfin l'intĂ©gritĂ© arbitraire, mais au contraire. Les nĂ©gociations internationales, s'il y a une coopĂ©ration internationale dans le monde, l'homme, l'Ăªtre humain, doit Ăªtre au centre des prĂ©occupations des uns et des autres. Oui. Les Ăªtres humains au Karabakh... Pardon. Je vous en prie. Pour parler concrètement et politiquement, Charles Michel n'est pas en mesure actuellement, malgrĂ© tout son pouvoir, de protĂ©ger les droits des ArmĂ©niens du Karabakh. Il n'est pas responsable de cette rĂ©gion-lĂ . Il est simplement mĂ©diateur dans une nĂ©gociation. Son pouvoir se limite Ă utiliser Ă©ventuellement, le jour oĂ¹ il en aura la volontĂ©, les leviers d'action de l'Union EuropĂ©enne pour affirmer une politique en faveur des droits des ArmĂ©niens du Karabakh, et des dĂ©clarations. Et donc il pourrait ajouter dans ses dĂ©clarations une condamnation du blocus, etc., ce qui a Ă©tĂ© fait quand mĂªme par les institutions europĂ©ennes en termes de mesures, MSA a Ă©tĂ© fait. Il pourrait ajouter ça, mais ce n'est pas ça qui rĂ©soutrait notre problème. On voudrait une rĂ©elle participation des institutions europĂ©ennes ou d'États europĂ©ens au processus, non ? Je suis navrĂ©, M. Nicolas Talitian. Charles Michel est parfaitement capable, en tant que prĂ©sident du Conseil europĂ©en, d'entreprendre des actions. Comme aujourd'hui l'Union EuropĂ©enne, et pas seulement, entreprend des actions contre la FĂ©dĂ©ration de Russie quand celle-ci attaque l'Ukraine. Non seulement il y a une multitude de sanctions qui ont Ă©tĂ© mises en place contre la Russie, mais aussi il y a une aide extrĂªmement Ă©vidente, Ă la fois technique, Ă©conomique, voire militaire, qui est accordĂ©e Ă l'Ukraine. Et ça, j'appelle ça de l'action. Dire que l'Union EuropĂ©enne, les États-Unis, tous ceux qui sont incapables de stopper les plans gĂ©nocidaires de l'AzerbaĂ¯djan, je ne peux pas entendre ça. Alors quel est leur rĂ´le ? Nous n'avons pas besoin de mĂ©diateurs. S'ils ne peuvent pas Ăªtre les garants de la prĂ©servation de la vie des Ăªtres de 120 000 personnes, Ă quoi bon se poser comme des mĂ©diateurs ? Juste parce que ça se dĂ©roule Ă Bruxelles ? Ce n'est pas sĂ©rieux. Ensuite, il y a eu un engagement des trois grandes puissances, je le regrette profondĂ©ment. Aujourd'hui, il n'y a pas de dĂ©ficit, il y a une absence de coopĂ©ration internationale dans notre rĂ©gion Ă cause du conflit ukrainien. Pendant 30 annĂ©es, la Russie, les États-Unis et la France ont coopĂ©rĂ© ensemble pour mettre en place une sĂ©rie de mesures qui normalement devraient rĂ©gler la question du carnaval. Une de ces mesures a Ă©tĂ©, unilatĂ©ralement par l'AzerbaĂ¯djan, violĂ©e, c'est-Ă -dire le non-recours Ă la force et aujourd'hui, pratiquement tous les jours, la menace de l'emploi de la force. Et sous cette menace, on essaie de plus en plus, pratiquement toutes les semaines, d'extorquer de nouvelles concessions de la part de l'ArmĂ©nie. Si vous arrĂªtez ça des nĂ©gociations, je veux bien, mais extorquer des concessions parce qu'une des parties se trouve dans une position vulnĂ©rable, personnellement, je ne crois pas Ă cette paix. Je ne crois pas parce que la paix ne se construit pas seulement parce qu'Ă un moment donnĂ©, en profitant de la faiblesse d'une des parties, vous avez pu obtenir ce que vous vouliez. Ça ne peut pas marcher de cette manière et ça n'a jamais marchĂ©. L'histoire de l'Europe le prouve. Je vous remercie beaucoup. On va conclure sur, parce que nous aimons, malheureusement, vous avez confirmĂ© une vision assez pessimiste de l'Ă©volution des nĂ©gociations, et on va conclure quand mĂªme en disant que l'Union europĂ©enne devrait avoir les outils pour agir. Elle pourrait très bien, comme vous le dites, agir dans ces nĂ©gociations de manière beaucoup plus affirmĂ©e, Ă la fois pour dĂ©fendre les ArmĂ©niens et pour sanctionner l'AzerbaĂ¯djan, et c'est dans ce sens que doit aller notre action Ă nous dans la diaspora et, j'allais dire, Ă tous les EuropĂ©ens qui tiennent Ă la crĂ©dibilitĂ© de l'Union europĂ©enne. Absolument, Nicolas Talutian, j'ajouterais mĂªme que toutes les forces qui aujourd'hui, avec leur sincĂ©ritĂ©, se mettent au service des parties en conflit, portent Ă leur tour une responsabilitĂ© de cet Ă©ventuel nettoyage Ă©thique qui verra le jour si jamais la fin de ces nĂ©gociations, dans les faits, signifie l'abandon du Haut-Karabakh, l'abandon des ArmĂ©niens du Haut-Karabakh. Quel que soit encore le nom qu'on donnera Ă ce nettoyage ethnique, demain on peut très bien dire qu'il s'agit d'une Ă©vacuation des ArmĂ©niens pour sauver leur vie. On peut dire qu'on les encourage pour qu'ils trouvent une meilleure vie ailleurs, en Belgique par exemple, en France ou ailleurs, ou en ArmĂ©nie mĂªme. Quel que soit le nom qu'on donnera Ă cette politique, il s'agira d'un nettoyage Ă©thique parce que tout simplement il s'agira d'une dĂ©portation, en tout cas d'un dĂ©placement forcĂ©. La paix et la sĂ©curitĂ© dans le monde ne peuvent pas se construire sur des cas de nettoyage Ă©thique quand aujourd'hui, hĂ©las, nous constatons au Haut-Karabakh, parce qu'une fois encore, le blocus qui dure depuis 5 mois, ce n'est pas un fantasme de notre part, c'est une rĂ©alitĂ©. Et contre cette rĂ©alitĂ©, depuis 5 mois, aucune puissance a ce jour, au-delĂ des dĂ©clarations, n'a entrepris quoi que ce soit. ZĂ©ro mesure. — C'est tout Ă fait extraordinaire. Sur cette note pessimiste, on va conclure l'interview. Merci infiniment, François Vaness. — Merci beaucoup. — Bon courage dans votre travail et on va rester en contact. — Merci beaucoup. Sous-titrage MFP. Sous-titrage MFP.
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