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Listen to CEP CIME PIERRE5 by Manuella Maury MP3 song. CEP CIME PIERRE5 song from Manuella Maury is available on Audio.com. The duration of song is 09:53. This high-quality MP3 track has 129.851 kbps bitrate and was uploaded on 12 May 2026. Stream and download CEP CIME PIERRE5 by Manuella Maury for free on Audio.com – your ultimate destination for MP3 music.










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The speaker reflects on their interest in dry stone walls, shaped by their background in landscape architecture. They discuss the significance of these walls in heritage and the physical demands of building them. They compare techniques across different countries, highlighting the importance of teamwork in constructing sturdy walls. Working with stone provides a grounding escape from the fast-paced world, fostering strong bonds among builders. The speaker values the camaraderie and sense of community found in stone masonry. VoilĂ , ça tourne. Donc, ce que je me disais, c'est est-ce qu'on peut peut-Ăªtre juste refaire la prĂ©sentation du dĂ©but. VoilĂ , je m'appelle comme ça. Et puis de parler de façon très, très, très raccourcie de ton rapport Ă la pierre. LĂ -haut, je vais dĂ©jĂ prendre ce que tu m'as dit sur ton rapport au paysage, l'enfance, etc. Je vais laisser lĂ -dedans. C'est plus ma formation et puis c'est ce qui m'a amenĂ© Ă m'intĂ©resser aux murs en pierre sèche de façon spĂ©cifique. Oui, bon, alors pour reprendre très rĂ©sumĂ©. Donc... Tu sais qu'Ă chaque fois que tu commences Ă parler, il y a un avion qui passe. Oui, c'est marrant. Je les attire. Je ne sais pas. C'est vrai. Non, mais c'est dingue. Oui. T'entends ? Oui, oui. Moi, c'est le football qui s'en va. Non, alors pour la refaire courte. Donc, qu'est-ce qui m'a amenĂ© Ă cette pierre ? C'est dĂ©jĂ ma formation, je pense, d'architecte paysagiste qui nous a... Donc, c'est une formation qui nous donne Ă lire les paysages d'une autre manière, qui nous apprend Ă les dĂ©cortiquer. Donc, dans mes allĂ©es-venues entre Genève et le Valais, j'ai commencĂ© Ă dĂ©couvrir ce vignoble d'un regard nouveau, on va dire, avec un regard nouveau. Et... Qu'est-ce qui t'a frappĂ© le plus ? Quand tout Ă coup, t'as commencĂ© Ă prendre conscience de ces cailloux avec lesquels tu jouais enfant, mais qui peut-Ăªtre, justement, devenaient tout Ă coup soit menacĂ©s d'une certaine part, soit... Alors, il n'y avait pas la menace encore Ă cette Ă©poque-lĂ , mais c'est la quantitĂ©, surtout. De voir que de Martigny, voire mĂªme un peu plus loin, mais de Martigny Ă Brigue, tout un coteau avait Ă©tĂ© façonnĂ© par la main de l'homme, finalement. Donc, on parlait de paysages façonnĂ©s, de paysages construits. LĂ , typiquement, on est en prĂ©sence d'un paysage patrimoine, c'est un hĂ©ritage qu'on a lĂ entre les mains. Et c'est ça qui m'a poussĂ© Ă comprendre dĂ©jĂ la mĂ©thode, de connaĂ®tre les techniques, de comprendre physiquement ce que ça reprĂ©sentait. C'est-Ă -dire ? Physiquement, soulever un caillou, ça ne me pose pas de problème. Mais soulever des cailloux toute une journĂ©e, qu'est-ce que ça reprĂ©sente ? Et puis soulever des cailloux plusieurs jours de suite et peut-Ăªtre des mois, qu'est-ce que ça reprĂ©sente physiquement ? Et quel enjeu il y a derrière tout ça ? Quelle organisation il faut mettre en place ? VoilĂ , donc toutes ces questions un peu fusĂ©es un petit peu dans ma tĂªte. Est-ce que tu as Ă©tĂ© surpris au moment de mettre la main Ă la pierre, si je puis dire, au fond de notre ignorance de la matière, de cette matière ? Alors, ce qui Ă©tait surprenant, c'est de se retrouver en 2007 en ayant eu cette interruption du savoir, de transmission du savoir finalement. Raconte-nous ça justement, ça c'est intĂ©ressant. C'est quoi cette histoire de transmission ? Depuis quand on se transmet d'ailleurs, depuis quand on se transmet ce savoir-faire ? Je dirais depuis la nuit des temps en fait. Depuis que l'homme est sur terre, il a empilĂ© des cailloux, il a empilĂ© de la pierre pour se protĂ©ger, pour crĂ©er des terrasses. Donc, on peut le voir avec passablement de ruines sur la planète. Donc, petite parenthèse, on sait qu'en 2018, l'art de la pierre a Ă©tĂ© inscrite au patrimoine immatĂ©riel de l'UNESCO. Donc, ce n'est pas pour rien, c'est que ce phĂ©nomène de construction en pierre se retrouve, donc cette notion de planĂ©taire, donc se retrouve partout sur terre. Qu'est-ce qui nous distingue alors ici ? En gros, est-ce qu'on peut comparer ces murs de pierre ici au mur en Irlande, au mur en CorĂ©e ou Ă l'autre bout du monde ? Alors, je vais parler de ce que je connais. Je suis parti en 2009, après mes deux formations, mes deux premiers modules, je suis parti en 2009 en Angleterre pour pouvoir passer une annĂ©e lĂ -bas pour apprendre la langue et parfaire mon expĂ©rience de la pierre sèche. Bon, gros problĂ©matique en 2009, crise Ă©conomique un peu europĂ©enne, donc pas vraiment de boulot, mais j'ai quand mĂªme un peu insistĂ©, j'ai la tĂªte dure, pas autant dure que la pierre, mais quand mĂªme. Donc, j'ai quand mĂªme pu travailler lĂ -bas un mois et demi et en effet, finalement, la technique est la mĂªme, la position des pierres est la mĂªme, j'ai dĂ©couvert de nouveaux types de pierres, de nouvelles caractĂ©ristiques, donc il faut apprendre Ă les tailler un peu diffĂ©remment, mais finalement, la mise en place, l'empilage, on va dire, de ces pierres reste partout la mĂªme finalement. La technique, elle n'est pas compliquĂ©e, il y a une technique, il y a une dizaine de règles Ă respecter et puis avec ça, on construit des murs partout sur Terre. Tu arrives Ă me les citer, les 10, comme ça, de mĂ©moire ? Je le demande Ă mes Ă©lèves d'ailleurs, ils auront, mais est-ce que je vais pouvoir le faire comme ça ? T'es choquĂ© ! VoilĂ , c'est un peu dur ça. Non, de mĂ©moire. On essaie de reconnaĂ®tre pour s'aider, on sait qu'il faut, Donc on a dĂ©jĂ des pierres de fondation, donc une des règles, c'est de travailler avec des pierres de fondation qui sont assez grosses, assez massives, parce qu'elles vont devoir supporter le poids du mur. On va finir aussi par des pierres de couverture, des pierres de couronnement, assez Ă©paisse aussi, assez constante, et puis on va finir par des pierres de couverture, On va finir aussi par des pierres de couverture, des pierres de couronnement assez Ă©paisse aussi, assez consĂ©quente, un peu plus plate, un peu plus rĂ©gulière, parce qu'elles seront visibles, donc on veut une finition assez propre. Donc c'est un petit peu comme un sandwich finalement, avec les deux couches extĂ©rieures un peu plus Ă©paisses, et qui nous tiennent toute la construction intĂ©rieure, le millefeuille qu'on va mettre en place Ă l'intĂ©rieur, finalement. Donc lĂ , c'est dĂ©jĂ deux règles. Une des troisièmes, on travaille avec des pierres de construction, c'est donc des pierres qui offrent au moins une face qui va Ăªtre utilisĂ©e en face visible, une face propre, c'est-Ă -dire une face avec un lĂ©ger biais, une face rĂ©gulière qu'on va pouvoir mettre en partie visible du mur. Cette pierre de construction doit obligatoirement avoir un point de contact avec ses voisines, elles doivent au moins croiser sur deux pierres au-dessus, elles doivent avoir diffĂ©rents points de contact, au moins trois points de contact sur les pierres du dessous. DĂ©jĂ lĂ , on arrive Ă cinq, six règles. Ensuite, on vient positionner des pierres de remplissage Ă l'arrière. On ne vide pas des seaux de gravier Ă l'arrière d'un mur. On utilise des grandes pierres Ă©galement, qui n'ont pas de face, qui n'ont pas de forme, des pierres un peu dĂ©chirĂ©es, qu'on viendra mettre en place une Ă une en essayant de les bloquer. C'est vraiment tout un jeu de croisements qu'on aura en face, mais aussi Ă l'arrière du mur. Toutes ces pierres-lĂ , on les met en place une Ă une, on remplit tous les espaces qu'on va trouver. C'est un peu comme l'effet d'un entonnoir, des grosses pierres, des plus petites, jusqu'Ă des miettes qu'on viendra insĂ©rer dans les petits espaces qui restent. Pourquoi on appelle ça pierre sèche d'ailleurs ? Alors, on me fait souvent le gag, quand il pleut, vous ne pouvez pas travailler. J'ai dit oui. Pierre sèche, je dirais que ça vient du fait que c'est sans lion. Peut-Ăªtre alors, je ferais une petite parenthèse par rapport Ă ce phĂ©nomène de sans lion. Il y a quand mĂªme un lien. Et le lien, en tout cas, d'après mon expĂ©rience et ce que j'ai pu vivre jusqu'Ă maintenant, le lien qui fait qu'un mur en pierre sèche soit rĂ©sistant et solide, c'est en fait le lien qu'il y aura entre les murtiers. Entre les murtiers, c'est entre les personnes qui construisent le mur, en fait. Et donc, c'est très important. Je trouve que c'est... On rentre sur un sujet qui est un peu diffĂ©rent, qui sort un petit peu de la pierre brute mĂªme, mais c'est, on va dire, un peu plus philosophique quelque part. Mais au jour d'aujourd'hui, oĂ¹ tout va très vite, oĂ¹ on est sujet au rendement total, on parlait d'indĂ©pendance, il faut y aller, on est tenu Ă des... On a des Ă©chĂ©ances Ă chaque fois. VoilĂ , on parle beaucoup d'argent tout le temps. Le monde de la pierre, ça permet de me couper un petit peu avec tout ça, de reposer les pieds sur terre, de retrouver un ancrage que je perds peut-Ăªtre un petit peu avec le bureau. Et puis, comme c'est un mĂ©tier qui est pĂ©nible et difficile, mieux vaut s'entourer de personnes avec qui on s'entend bien. Et finalement, les gens qui viennent Ă la pierre, ils ont un intĂ©rĂªt dĂ©jĂ . On ne force personne Ă faire de la pierre. DĂ©jĂ , les gens qu'on va rencontrer derrière un mur en pierre sèche, c'est dĂ©jĂ des personnes acquis Ă la cause finalement. Donc, on va crĂ©er des liens assez forts. Et puis, la pĂ©riode d'un chantier, on sait que ça va Ăªtre pĂ©nible, on sait que ça va Ăªtre dur, on sait qu'il y aura des petites déçures. Si on peut compter sur un collègue bienveillant, si on peut compter les uns sur les autres, savoir que quand on a un coup de fatigue, on est pris et portĂ© par les autres, ça crĂ©e vraiment une ambiance qui est complètement diffĂ©rente et que j'ai l'impression d'avoir perdu un petit peu Ă cĂ´tĂ© dans ce que je fais autrement.
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